LA DÉTERMINATION DES GROUPES SANGUINS – APERÇU


La détermination des groupes sanguins, va nous permettre de classer les individus dans des catégories  ou système de compatibilité sanguine.
La base de la compatibilité sanguine, repose sur la variété d’antigènes et d’anticorps présents dans le sang des individus.
Les systèmes de classification les plus utilisés sont, le système ABO et le système D (Rhésus).


I HISTORIQUE DE LA DÉCOUVERTE DES GROUPES SANGUINS

La découverte des groupes sanguins est liée à la maîtrise de la pratique de la transfusion sanguine.  
Des essais de transfusions, souvent mortels pour le patient, ont été pratiqués avant le XIXème siècle en Occident.
Si le pape Innocent VIII en est mort en 1492, en revanche Jean Baptiste Denis a pratiqué sous Louis XIV la plus ancienne transfusion entièrement documentée connue et réussie le 15 juin 1672.
Une pratique sans compatibilité du sang est néanmoins dangereuse, à tel point que le parlement de Paris interdit cette pratique en 1668 malgré des réussites spectaculaires.
La première découverte importante en Occident, après celle oubliée d’Ibn Nafis en 1242, est celle de William Harvey en 1628 de la circulation du sang, mais il faut attendre 1873 avec les travaux de l’Allemand Leonard Landois et de Muller pour voir que du sang humain mélangé à du sang animal s’agglutine en amas qui entraîne la mort du sujet transfusé.
En 1900, Karl Landsteiner, médecin et biologiste autrichien, montre que le mélange de divers sangs humains peut aussi entraîner une agglutination.
Il postule deux types de substances, les agglutinogènes sur les globules rouges et les agglutinines dans le sérum.
Divers médecins et praticiens font avancer le sujet tels que Hecktoen, Schultz, James Blundell, Alexis Carrel.
En 1901, Karl Landsteiner découvre les groupes A, B et O tandis que Alfred Von Decastello et Adriano Sturli découvrent le groupe AB en 1922. 
Jan Janský définit en premier la classification ABO.
La transfusion devient saine après 1911 lorsque l’Américain Reuben Ottenberg montre qu’il faut impérativement prendre compte des groupes d’isoagglutination.
Karl Landsteiner, en collaboration avec Philip Levine découvre les groupes M, N et P en 19252.
En 1930 Landsteiner reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux. Landsteiner, Alex Wiener, Levine et R. E. Stetson découvrent le Groupe Rhésus entre 1939 et 1940.

IIRAPPEL HISTOLOGIQUE ET IMMUNOLOGIQUE –

Il existe dans le système A B O, 4 phénotypes : A, B, AB, O.
Ces groupes sanguins sont déterminés par les antigènes A, B, H.
Ils sont déterminés génétiquement et situés sur la paroi des globules rouges.
Ils sont aussi déterminés par les anticorps réguliers naturels se trouvant dans le plasma.

 

 

Note –

L’antigène H est le précurseur des antigènes A et B
Phénotype BOMBAY : présent dans le plasma un anticorps Anti H, il n’a pas d’antigène H, c’est un groupe O

IIITECHNIQUES POUR DÉTERMINER LES GROUPES SANGUINS – SYSTÈME ABO – 


1
LE BETH-VINCENT –

Épreuve qui se réalise soit dans les laboratoires d’analyses spécialisés, soit au niveau des Agences Nationales du Sang.
Cette méthode s’effectue avec des sérums test contenant des anticorps connus, afin de mettre en évidence la réaction Antigène – Anticorps.
La présence ou l’absence d’agglutination permet de déterminer l’Antigène.

1.1 – La réalisation du contrôle – 

La préparation et la vérification du matériel :

Il faut :
     – Une plaque d’opaline ou rhésuscope

     – Une carte de contrôle pré – transfusionnelle
     – Des sérums tests anti A, anti B et anti AB, vérifier leur date de péremption
     – Un agitateur
     – Un marqueur
     – Des gants
     – Le nécessaire pour essuyer l’agitateur
     – Nécessaire de nettoyage

1.2 – La technique – 

     1 – Inscrire sur le support : le nom, prénom, date de naissance du patient, la date du contrôle et le numéro de la poche
     2 – Inscrire sérum Anti B, Anti A, Anti AB sur la plaque d’opaline.
     3 – Mettre les gants
     4 – Déposer une goutte de sérum test
     5 – Déposer une goutte de sang à coté du sérum test
     6 – Mélanger et bien essuyer entre chaque utilisation
     7– La réaction apparaît une minute après l’agitation
     8 – Déterminer le groupe en fonction de l’absence ou la présence d’agglutination et vérifier que celui-ci est identique à la carte de groupe du patient et à l’étiquetage de la poche à transfuser.
    9 – Après le passage des culots, nettoyer la plaque, si c’est une carte pré – transfusionnelle la garder sous plastique dans le dossier.

1.3 – Comment déterminer un groupe sanguin –

 

 

1.4 – Particularités – 

Patients O dangereux –
Ils possèdent des anticorps immuns apparus à la suite de stimulations antigéniques variés (ex : Transfusion, grossesse).
Les poches étiquetées O dangereux ne peuvent être utilisées que pour des patients du groupe O.

2L’ÉPREUVE DE SIMONIN –

Elle se réalise au niveau soit des laboratoires, soit au niveau des agences du sang et  à l’aide d’hématies ‘tests’ connues.
Elle permet d’identifier les Anticorps naturels réguliers du plasma

 

RÉCAPITULATIF 



IVTECHNIQUES POUR DÉTERMINER LES GROUPES SANGUINS – SYSTÈME D OU RHÉSUS  – 

Dans le système Rhésus il y a D, C, E, c, e


Rh + =   Présence de l’Antigène  D

Rh –  =   Absence  de l’Antigène  D

 

Il y a deux techniques de détermination du Rhésus :

  L’une a une température de 37° C à l’aide d’un Rhésuscope, (Plaque d’opaline chauffée a 37° C) + sérum test Anti D.
  – L’autre a température ambiante avec sérum Anti D spécifique dite à froid

1Réalisation –

     – Brancher et allumer le rhésuscope
     – Mettre en contact le sérum test Anti D avec une goutte de sang du patient
     – Mélanger avec un agitateur
     – Attendre 2 à 3 minutes pour déterminer le rhésus

2 – Détermination – 

 

 

3 Particularités – 

Dans le système rhésus il n’existe pratiquement pas d’anticorps naturels mais des anticorps immuns.
L’allo immunisation est soit transfusionnelle soit fœto-maternelle.
Pour établir une carte transfusionnelle d’un patient il faut deux prélèvements différents, deux techniciens déterminent à l’aide des deux techniques et deux série de réactifs.

VCOMME CONCLUSION –

Il est souhaitable de réaliser le test du Cross match (compatibilité croisée) après le Beth Vincent.
Le cross match consiste à mélanger une goutte de sang ou de plasma avec une goutte de sang à transfusé. 
Cela permet plus de sécurité.


VIDÉOS 




Pr. Salim Djelouat 
Pr. en analyses médicales et Bioclinicien
Expert médicale certifié en médecine, santé et bien-être – Paris –
Psychothérapeute
Auteur scientifique
Webmaster et blogueur



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Salim Djelouat
Medical Analyst and Bioclinicist Certified Medical Specialist in Health, Fitness, and Physical Therapy - Paris - Psychotherapist Scientific author Webmaster and blogger

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